Mis à jour le 4 décembre 2019 – Publié le 18 novembre 2019

Qui dit réforme de la PACES dit nécessairement réforme des études de kinésithérapie. En effet, les apprentis kinés passent majoritairement par une Première Année Commune aux Études de Santé avant d’accéder à un IFMK. Mais à ce jour, que sait-on de la réforme des études de kiné 2020 ? Quelle forme va-t-elle prendre pour les candidats ? L’organisme Stan Santé vous répond.

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Ce que dit l’arrêté du 4 novembre 2019 sur la réforme des études de santé

Le Journal officiel de la République française du 5 novembre 2019 est venu apporter un début de conclusion à la nouvelle réforme des études de santé. Amorcée par un discours prononcé par Emmanuel Macron en septembre 2018, elle doit entrer en vigueur à la rentrée 2020. Plus d’un an après, c’est un arrêté qui dicte les nouvelles voies d’accès « aux formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique » (ou MMOP, initiales des quatre filières énoncées à l’instant).

 

Avec ce texte est entérinée la fin du numerus clausus ; désormais, chaque université déterminera, en lien avec l’agence régionale de santé de son ressort, le nombre d’étudiants qu’elle admet dans chaque filière de santé, et répartira les places entre les différentes voies d’accès. Si le concours unique basé exclusivement sur des QCM disparait lui aussi, la grande sélectivité reste de mise pour les aspirants médecins, pharmaciens, sages-femmes et chirurgiens-dentistes.

 

Où sont passés les étudiants en masso-kinésithérapie ?

La question que posent les 19 articles de ce décret est : pourquoi les études de kinésithérapie ne sont pas mentionnées une seule fois ? Ou, comme le demandait de façon plus triviale le magazine spécialisé Egora dans un article mis en ligne quelques jours après la parution du Journal officiel : où sont passés les kinés ?

 

Les premiers éléments de réponse, c’est le président de la FNEK (la Fédération Nationale des Étudiants en Kinésithérapie) qui les a apportés. « Il faut faire la différence entre les textes de lois et la réforme« , sommait Hadrien Thomas, qui rappelait que le métier de kinésithérapeute est une profession paramédicale et non médicale, contrairement aux quatre filières traitées par le décret.

 

« Nous souhaitions être intégrés dans le même texte« , confiait M. Thomas. Avant de déplorer : « Mais malheureusement, il y a eu une levée de boucliers du fait de notre profession paramédicale. Pour l’instant, cela nous pose plusieurs soucis. Outre celui de la montée en compétences de la profession et de créer une véritable filière, nous sommes confrontés à des vrais soucis d’orientation« .

Réforme des études de kiné 2020 : d’une MMOP à une « MMOPK » ?

Il faudra donc attendre le 20 décembre 2019 (jour de l’ouverture des procédures post-bac sur la plateforme Parcoursup) pour savoir officiellement à quoi ressemblera la réforme des études de kiné 2020. Une grande tendance s’est néanmoins dessinée : celle d’une « MMOPK » officieuse, au lieu de l’actuelle MMOP officielle…

 

Mêmes voies d’entrées, mêmes critères de diversité (pas plus de la moitié des étudiants issus d’une même voie d’accès) : la réforme des études de kinésithérapie se calquera selon toute probabilité sur celle imposée aux aspirants médecins, pharmaciens, dentistes et maïeuticiens.

 

Le PASS ou la L.AS pour les candidats aux études de kiné

Dans la pratique, les candidats jouiront donc de deux voies d’accès possibles aux IFMK (Instituts de Formation en Masso-Kinésithérapie, les établissements délivrant le diplôme permettant d’exercer le métier en quatre années) :

  • la filière PASS, une première année similaire à l’actuelle PACES
  • une AS, c’est-à-dire une Licence avec une option « accès santé »

 

« Les futurs kinés seront donc reçus sur dossier à la fin de l’année en fonction d’une moyenne qui sera établie par chaque faculté« , explicite Egora dans un récent article. « Pour ceux qui n’auraient pas atteint la moyenne plancher, l’option d’un oral – comme pour la MMOP – fait partie des pistes envisagées« .

 

« Les instituts de formation pourraient également intervenir [conjointement aux ARS] dans la discussion pour définir un nombre de place d’accueil possible dans leurs établissements et éviter l’engorgement des étudiants« , prévient le média. Conclusion : quelle que soit la forme que prendra la réforme des études de kiné 2020, les places seront toujours comptées.

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